Paris est vide, Paris est magique

Mes vacances sont terminées. Soit.

Depuis une semaine, j’ai:
– fait 5h de métro.
– redécouvert la Défense l’été: les marcels « I Paris » ont remplacé les costumes noirs.
– j’ai porté une écharpe, 2 fois.
– visionné 456 photos de mes amis à la plage, sur facebook.
– fait de l’aquagym (mamie avant l’heure) pour retrouver cette sensation d’un corps dans l’eau.
– re-attrapé un coup de soleil sur le nez, pendant la seule journée de beau temps.

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Mais Paris, en été, ça n’a pas que des mauvais côtés.

C’est bien connu, pendant le mois d’Août, Paris est déserté et ça présente en fait certains avantages.

On peut commencer tout d’abord par tester toutes les terrasses repértoriées sur la carte de MyLittleParis: on est à peu près sûr de trouver au moins deux places libres pour s’asseoir. Et puis quoi de mieux, que de se retrouver entre copines pour débriefer de la soirée de la veille, en critiquant les gens qui passent? (allez, avouez..). Mais, encore faut-il que vos amis soient à Paris, certes.

Alors, si on se retrouve seul à Paris, on peut faire les boutiques, rentrer dans un H&M et faire le tour sans trébucher sur une montagne de fringues tombées du cintre et mille fois piétinées, sans avoir à faire une heure de queue pour essayer un jean, sans avoir à faire deux heures de queue à la caisse pour payer son jean. On en vient même à se demander si les vendeurs ne sont pas là rien que pour nous, un peu comme s’ils étaient nos personnal shoppers.

Et si on se retrouve seul, et qu’on n’a pas d’argent, on peut se caler dans un des nombreux parcs de la ville et faire semblant de lire un livre, ou encore aller visiter des musées (sans faire la queue bien entendu, y’a personne, encore moins dans les musées) car si vous avez/paraissez moins de 26 ans, c’est gratuit.
Ce weekend, j’ai fait un tour au Jeu de Paume (un des lieux d’exposition que je préfère à Paris). Je vous recommande d’ailleurs l’expo de la photographe hongroise Eva Besnyö (1910-2003), dans laquelle sont présentés les principaux clichés retraçant sa vie.  

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De ses débuts en Hongrie, à la période d’entre-deux guerres en Allemagne, pendant laquelle elle a capturé les images de ses proches, de corps nus, ou encore d’ouvriers en besogne soulignant son engagement socialiste, puis à sa fuite vers la Hollande avec son mari, Eva Besnyö nous livre des « images sensibles », des photographies réalistes et sincères qui nous permettent de vivre avec elle ces moments phares de l’histoire (les clichés paradoxalement magnifiques de Rotterdam en ruine sont dingues).

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À Amsterdam, son travail est finalement reconnu dans les années 40 et on lui permet alors de rendre compte des réalisations architecturales de la Nouvelle Construction. Engagée jusqu’à la fin de sa vie, elle devient la marraine et photographe officielle du mouvement féministe « Dolle Mina » dans les années 70.

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Si tout ça ne vous donne pas envie, je ne sais plus quoi faire..

Bref, tout ça pour dire que Paris regorge sans cesse de nouvelles choses à faire. Je me fais la réflexion assez fréquemment , mais il est vrai que ce n’est pas en restant chez soi qu’on risque de les découvrir. Ca ne s’invente pas. On est bien d’accord..
J’ai découvert (ouai, c’est le #11 déjà, je suis à la ramasse) le magasine trimestriel « Vivre paris« : en kiosque depuis juin, il regorge de bons plans, de nouvelles sorties, d’endroits à visiter, de trucs à faire, le tout dans un style original, une bonne ambiance, sans pour autant se la jouer trop hipsterbobo style. Bref, je vous le recommende.

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Et sinon y’a Paris Plage.

En attendant, la semaine recommence, alors moi je vais:
– atteindre les 10h de métro en deux semaines.
– redécouvrir la Défense l’été: le marcel va s’accompagner d’un bob, la chaleur s’installe.
– continuer à visionner les photos de mes amis à la plage, sur facebook.
– refaire de l’aquagym ou peut-être commencer les cours d’aqua-biking (genre).
– essayer de faire bronzer le reste de mon corps pendant mes pauses dej (genre).

Alléchant.