Septembre est là, la rentrée aussi

C’est certainement le souvenir de l’enfance qui veut ça, mais Septembre est un de mes mois préférés (enfin, j’aime aussi Décembre et Juin)  (et aussi un peu Mai).

J’ai beau avoir fini mes études depuis 5 ans (donnez-moi un flingue) et travailler depuis 3 ans dans la même boîte à sous (faites vite), Septembre est toujours pour moi  synonyme de « c’est la rentrée, hip hip hip houra! » (je sais, c’est chaud).

Et c’est tout de même dingue puisque le seul changement pour moi au final, c’est le passage de 08 à 09 quand  je dois écrire la date du jour.

J’ai presque une larme à l’oeil quand je repense à tous ces bons moments, parce que maintenant:

♦ On n’a plus de liste scolaire de 4 pages, qu’on se régalait de lire et relire, en barrant ce qu’on avait déja (enfin, j’ai quand même du acheter 6 compas et 10 équerres dans ma vie). Fini le temps où je passais des heures entières dans les rayons « rentrée » du Leclerc à me demander si j’allais choisir un nouveau cahier Clairefontaine ou Superconquérant pour finalement m’entendre dire par l’autorité parentale « tiens, tu vois le cahier tout en bas du rayon avec écrit ECO+ sur la couverture? ben tu prends lui, il est encore mieux», ah.

♦ On n’a plus à choisir quelle tenue on va porter le jour de la rentrée des classes. C’était pourtant ce qui préoccupait la globalité de mon esprit la semaine le mois qui précédait le GRAND JOUR (ma salopette Creeks à rayures bleues et blanches m’aura fait 3 rentrées, au minimum).  C’est marrant parce que quand on repense aux années 90, on se dit pas forcément qu’il y’avait de la recherche dans le style vestimentaire (enfin surtout quand on regarde les photos de nos parents à vrai dire, parce que nous à la limite, on avait la légitimité d’être enfant).

♦ Terminée l’angoisse excitante de mettre les pieds dans un nouveau collège,un nouveau lycée, ou une nouvelle fac. La fanitude extrême d’arriver chez les grands, avec la pression ridicule d’être le minot de la récré. M’enfin, c’est déja un gros pas dans ta vie, quand tu parviens à troquer ton sac à dos Lafuma pour un Eastpack tendance, porté bas derrière le genou.

♦ Finie la surprise de retrouver ses potes métamorphosés par l’adolescence après deux mois d’été, le choc de retrouver les beaux gosses du CM2 qui se pointent le jour de la rentrée au collège avec des cheveux un petit duvet noir au dessus de la lèvre supérieure, des auréoles sous les bras et une vilaine peau de couille sur la gueule.

♦ Oh et puis, on ne reverra plus jamais nos parents pleurer des lacs en nous quittant pour notre première journée de cours. Bon ok, mes parents n’ont jamais pleuré en me voyant partir à l’école (ou alors ils l’ont très bien dissimulé), mais dans les séries qui passaient sur TF1 en fin d’aprèm, il ont toujours fait ça (oui je pense bien à 7 à la maison).

Enfin, voilà. Des souvenirs de rentrée.

Maintenant, Septembre c’est un mois comme les autres. On revoit certains de ses collègues de bureau revenir bronzés, d’autres non parce qu’ils ont la bonne idée de partir en Ecosse.
Mais je garde cette idée que Septembre, c’est la rentrée, le début d’une nouvelle année.

Et puis si en fait, y’a quand même un truc qui ne change pas. J’ai toujours cette peur constante de marcher dans une merde cachée sous les feuilles qui jonchent le sol en automne. Rassurez-moi, ça vous fait pareil?

Ami de la poésie, bonjour.