Et c’est le temps qui court…

Je ne sais plus vraiment à partir de quand j’ai commencé à me dire que les journées et les semaines étaient trop courtes.

Au collège  je me souviens des heures passées en cours à regarder la grande aiguille de ma montre (de ma casio digitale en caoutchouc noir), prendre mon crayon et réaliser sur mon bureau mes premiers actes de détérioration de matériel: -20, puis -10, puis -5, les dernières minutes étant bien entendu les plus longues*.

Aujourd’hui, 15 ans plus tard (doux jésus), la tendance s’est inversée.  Vous connaissez cette impression de ne pas avoir une minute pour soi? On cherche à profiter de chaque minute de temps libre pour voyager, sortir, profiter de ses amis et on a parfois tendance à s’oublier soi-même ou prendre le temps de s’occuper de soi: ne rien faire devient un moment rare.

Et oui, chers lecteurs, l’horloge tourne comme certains se plaisent à le rappeler. Hier encore, j’avais 18 ans (larme).

C’est peut-être un phénomène très parisien ceci dit: « métro boulot dodo », c’est un crédo qui me fait grave flipper. Pas envie de rentrer dans ce cercle vicieux. Alors je repousse (un peu trop souvent) les limites de la fatigue. En ce moment, ça commence à devenir chaud: t’arrives au taff, il fait nuit (presque), t’en sors il fait nuit. Entre les deux, il fait nuit aussi.

Et ouai, maintenant je suis grande, je travaille pour vivre. Ou je vis pour travailler, je ne sais plus trop à vrai dire.
J’ai une telle impression de passer ma vie au travail qui me pousse à penser que ma vie c’est mon travail et que mon travail c’est ma vie.

Attention, mon intention avec ce post n’est pas de  cracher vulgairement dans la soupe. D’ailleurs je n’ai aucune intention, si ce n’est partager avec vous ce qui occupe mon esprit une bonne partie du temps.
Je sais que je suis bien lotie: j’ai un bon taff, un salaire qui arrive à chaque fin de mois et la chance de pouvoir faire ce qui me plaît à côté.
Mais je crois que je me poserai constamment la question suivante: « est-ce que mon travail doit me permettre de vivre convenablement ou être avant tout une passion, quite à mettre de côté l’aspect rémunération alléchante? »

 

 

Ouai voilà, en gros faire le choix d’un travail passion versus le choix d’un travail sécurité, c’est un peu la question qui rythme mes jours (juste avant « est-ce qu’il faut vraiment que j’essaie de mettre de côté? », et « comment je m’habille demain** »?)

Dur.

Alors au final, je crois que je m’y retrouve bien dans ce blog. Ce n’est pas mon travail, il n’y a pas de rémunération à la clé, mais j’y trouve mon compte. Aussi fou que ça puisse paraître à certains, j’aime y passer du temps, écrire, partager.
Même si à certains moments je suis moins assidue qu’à d’autres (eh ouai, j’ai quand même une vie à côté), j’essaie de garder une certaine régularité. Et les jours passent à une allure démentielles. Les semaines j’en parle même pas.

Mais voyez-vous, tout ceci prend du temps (la boucle est bouclée).

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* jai jamais recommencé, promis

** je me suis toujours auto-promis d’être franche et honnête sur mon blog, sorry.

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